La police dépose les armes

La police dépose les armes pour mieux étrangler.

Ce mercredi 24 juin, 200 flics strasbourgeois ont manifesté. Ils ont fait ce que l’on attend d’eux depuis longtemps, c’est à dire déposer leurs armes.
Mais ils l’ont fait pour protester contre la condamnation d’un des leurs à 18 mois de prison (avec sursis bien-sûr) pour avoir blessé à la matraque une gilet-jaune dans une manifestation en 2019, au prix de 11 points de suture. C’était aussi ce jour-là qu’un ado de 15 ans a eu la mâchoire fracassée par un tir policier.

Les flics manifestent depuis le début du mouvement contre le racisme et les violences policières. Ouin Ouin. Ce qui les a le plus énervés c’est la remise en cause temporaire par Castaner de la technique d’étranglement qui est à l’origine de la mort de beaucoup trop de personnes. A l’image de celui qui était piètrement défendu par son avocat début juin sur un plateau télé et qui affirmait « Je veux être policier, je veux interpeller les gens, je veux pouvoir les étrangler quand ils luttent ».

Ces manifestations de personnes masquées et armées depuis des semaines ne posent visiblement pas de problème au pouvoir. A moins que celui-ci ne sache simplement pas comment réagir à la fronde de la seule chose qui le maintient en place. A cette question la réponse de Didier Lallement est sans équivoque. Ne rien faire.

Cette police qui manifeste pour maintenir à la matraque l’ordre social, c’est la même que celle qui, il y a quelques jours, plaquait violemment au sol Moha la Squale à Paris parce qu’il était recherché depuis plusieurs semaines pour avoir fait du scooter dans Paris pendant le confinement.

Quand la justice libère les vrais criminels. Comme Patrick Balkany, libéré de prison il y a quelques semaines pour raisons de santé et qui pourtant dansait fièrement à la fête de la musique parisienne ce dimanche 21 juin...

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